LUCIEN STEINBERG


Lucien Steinberg

Lucien Steinberg est né le 16 juin 1920 à La Haye où ses parents s’étaient réfugiés au début de la première guerre mondiale. Plus tard, revenu à Anvers et ayant terminé ses études moyennes à l’Athénée Royal d’Anvers, il s’inscrit à la faculté de médecine de l’Université Libre de Bruxelles.

La guerre va interrompre ses études et via le Midi de la France, puis l’Espagne et le Portugal il parvient à atteindre les Etats-Unis où il s’engage aussitôt auprès des forces armées belges. En Angleterre il rejoint la brigade Piron avec laquelle il débarque en Normandie en juin 1944. Lors de ces combats il est blessé par un éclat de shrapnell à la colonne vertébrale, ce qui lui laissera une invalidité permanente. Démobilisé il abandonne l’idée de poursuivre ses études et avec un associé, il se lance dans le négoce du diamant..

En 1948, suivant en cela l’exemple de son père Léon Steinberg, il est initié à la Loge "Les Amis du Commerce et la Persévérance Réunis" à Anvers.

Excellent fils, fervent patriote, soldat courageux, mari attentionné, père affectueux, ami dévoué, commerçant intègre, philanthrope infatigable, il était tout cela à la fois. Parmi ses innombrables qualités :son incommensurable modestie et sa profonde humilité frappèrent particulièrement tous ceux qui le connurent. Conseiller des veuves et tuteur des orphelins, arbitre de divergences de toute nature et dans tous les milieux, on pouvait à juste titre se demander où il prenait le temps de s'occuper de tant de choses, et de si nombreuses personnes.

Alors que tant d'hommes gagneraient à rester dans l’ombre, et passent leurs vies à se pousser au soleil, lui, que ses nombreux amis voulaient placer en pleine lumière, recherchait systématiquement une place à l'ombre.

Après quelques mois d’une longue et pénible maladie Lucien Steinberg nous quittait définitivement le 1 avril 1972.Lors de la levée du corps un de nos Frères, faisant son éloge funèbre a dit :
« ...Tel fut l'homme que nous pleurons ; pour nous il fut le Juste et il restera le Maître, celui qui a réalisé cette existence exemplaire à laquelle nous rêvons d’atteindre. Que cette admirable vie nous incite aussi à créer un peu plus de bonheur autour de nous et parmi les hommes. Qu'elle puisse inspirer l'action des siens, de ses frères d'élection et de tous ceux qui ont eu l'honneur d'approcher cet être exceptionnel."

Avant de mourir il avait tenu à procurer à sa Loge les fonds pour créer un prix médical qui couronnerait périodiquement des progrès dans la recherche médicale.